samedi 12 décembre 2009

Aldo: des escarpins à la lutte au sida




Aldo est une marque réputée pour ses chaussures tendances aux prix abordables. Au rythme des saisons de la mode, la compagnie offre une variété de produits à un large public. Or, Aldo ne fait pas que promouvoir une image commerciale; il encourage également la lutte contre le VIH et le sida à travers le monde. Le manufacturier de chaussures est associé à Youthaids, un programme d’éducation et de prévention cherchant à freiner la propagation de la pandémie sidéenne. Par le biais de diverses campagnes publicitaires, dont la très appréciée « Hear no evil, speak no evil, see no evil », la compagnie amasse des fonds pour une cause sociale.

Cette campagne publicitaire, déclinée en plusieurs affiches, m’est particulièrement mémorable. Le fameux slogan, inspiré mot pour mot d’un proverbe japonais, attire l’attention des consommateurs. De plus, la panoplie d’artistes mobilisés pour la réalisation du projet est impressionnante. En rappelant aux publics qu’il desserve que la transmission du VIH et du sida ne peut plus passer inaperçue, Aldo pose un geste social. Par ce fait, la compagnie développe un côté plus humain de son image de marque.

Bien que ce ne soit pas la création publicitaire la plus originale ou avant-gardiste qui soit, elle m’attire pour le grand nombre d’artistes supportant la cause. Non seulement j’apprécie qu’une compagnie multinationale soit engagée socialement, mais j’admire aussi qu’Aldo encourage d’autres personnalités influentes à suivre son exemple. Par son concept simple, je trouve cette campagne publicitaire un bel exemple de la solidarité humaine face à un fléau planétaire.


samedi 31 octobre 2009

petite pub venimeuse

La publicité télévisuelle, qu’elle soit positive ou négative, joue un rôle de plus en plus primordial dans les campagnes électorales. Il est aussi de plus en plus commun de voir les partis attaquer et dénigrer leurs adversaires dans ces courts messages publicitaires. À mon avis, c’est un usage négatif de la publicité et un excellent exemple de l’aspect manipulateur que l’on peut retrouver en communication. Je dénote particulièrement cette approche dans une publicité du Parti Conservateur du Canada lors de sa campagne de janvier 2006. Autant au niveau du fond que de la forme, elle utilise des techniques malveillantes pour dissuader le public de voter Libéral.


Sur le plan du fond, cette annonce cherche à créer une image péjorative dans l’esprit des électeurs en associant une photographie peu flatteuse du premier ministre Paul Martin à une musique sombre et déprimante. Pour ma part, je trouve l’effet désiré peu subtile. Rabaisser la concurrence afin de se valoriser soi-même est un moyen de manipulation élémentaire et gratuit. Or, lorsque le message provient d’un parti politique en course électorale, c’est d’autant plus sournois.


La forme du message est encore plus fourbe que le fond. Pas une fois au cours des 34 secondes publicitaires, entendons-nous les avantages que peut offrir le Parti Conservateur. Au lieu, les défauts du Parti Libéral sont énumérés les uns à la suite des autres dans un effort évident pour décourager les électeurs. En optant pour une publicité négative, les Conservateurs présentent une image de mauvais perdant alors qu’ils auraient avantage à démontrer leur intégrité. Cette technique me rappelle le jeune enfant qui tabasse ses amis pour se montrer plus fort. De plus, je trouve des plus malheureux que ce message passe par l’entremise de la publicité puisque l’opinion générale qu’elle ne soit que manipulatrice est davantage amplifiée.


La publicité utilisée dans un contexte électoral est une excellente approche aussi longtemps qu’elle n'affiche que des messages positifs et informatifs. Dès qu’elle tombe dans l’humiliation et la dévalorisation d’adversaires, je trouve qu’elle perd sa raison d’être, soit de vendre les atouts du parti. Bien que cette annonce ait dû moindrement fonctionner puisque les Conservateurs ont remporté la course à la présidence, je juge qu’ils y sont arrivés par des moyens malhonnêtes. Ce n’est point à leur honneur.



mercredi 23 septembre 2009

Diesel, de chauds vêtements



Le grand manufacturier italien de vêtements Diesel est particulièrement reconnu pour ses publicités mariant esthétisme et provocation. Leur campagne publicitaire « Global Warming Ready », sortie en janvier 2007, n’y fait pas défaut. Non seulement l’image ci-haut emploie-t-elle des couleurs vives qui attirent l’attention, mais elle intègre à la fois un cet élément d’actualité qu’est le réchauffement planétaire.

 

            Au premier regard, le contraste entre les couleurs brillantes des perroquets et les teintes neutres du Carré Saint-Mark, à Venise, est des plus saisissants. J’estime la publicité réussie puisque je me sens immédiatement interpellée par les vêtements pâles faisant opposition aux plumages bigarrés. Je l’apprécie davantage parce qu’elle se démarque, non pas par son côté commercial, mais par son côté esthétique. En tant que consommatrice, je ne me sens pas harcelée par le message de cette annonce. Je me surprend plutôt à apprécier l’ensemble artistique de la photographie. Ce sont des publicités de ce genre qui me marquent et qui éventuellement me poussent à poser une action commerciale.

 

            Non seulement l’imprimé met-il en valeur la collection hiver 2007 de Diesel, mais il soulève à la fois une question d’actualité : le réchauffement planétaire de plus en plus inquiétant. Cet aspect de la publicité me plaît particulièrement parce que peu de compagnies multinationales tiennent compte des enjeux environnementaux, spécialement dans le domaine de la mode. N’ayant pas peur de provoquer, Diesel désire mettre ses clients – actuels et potentiels - en garde contre les changements climatiques. Pour couronner le tout, la compagnie sait exposer son point de vue en misant sur l’humour : remplacer les pigeons vénitiens par des oiseaux exotiques est plus qu’ingénieux.

 

            Bref, tout en dissimulant l’incitation à la vente sous un cliché artistique, une mise en garde environnementale est habillement véhiculée. Si ce sont les vêtements stylés qui m’ont fait détourner le regard, c’est certainement le message social qui m’est resté en tête.